Quelle couleur va avec… ?

159 couleurs · 348 accords · Tokyo, 1933

Photographiez un vêtement, un mur ou un rouge à lèvres. Assorti retrouve sa teinte parmi les 159 couleurs nommées par le peintre Sanzo Wada, et vous montre les accords qu’il a composés.

Disposée comme une mire de photographe : peau, ciel, feuillage, fleur… retrouvés chez Wada, puis ses six neutres, du blanc au noir.

Le viseur

Votre téléphone voit les couleurs à travers la lumière de la pièce. Le viseur corrige cet écart, puis nomme la teinte.

  1. Veste en jean photographiée sous une lumière chaude : son bleu tire vers le vert-gris.

    1Photographier

    Visez l’objet en lumière du jour, ou choisissez une photo. Rien ne quitte votre appareil.

    Sans calibrage, le viseur lirait Vert d'Andover.

  2. Une feuille blanche posée sur la manche, jaunie par la même lumière.

    2Calibrer

    Touchez une feuille blanche dans la même lumière : le viseur en déduit la dominante et la retire.

    La feuille, jaunie par l’ampoule, donne la dominante à retirer.

  3. La même photo corrigée à partir de la feuille : la feuille redevient blanche et la veste, bleue.

    3Lire

    Le réticule lit la teinte, la rapproche des 159 couleurs et ouvre leurs accords.

    Après correction : Bleu sauge, approchant (ΔE 8,1).

Ouvrir le viseur

Simulation sur une photo libre de droits (Wikimedia Commons, CC0) : la lumière chaude et la correction sont calculées avec les formules du viseur.

Les 159 couleurs

Rangées en six familles, dans l’ordre où Wada les a imprimées.

Sanzo Wada, 1883–1967

Né en 1883 à Ikuno, au Japon, Sanzo Wada apprend la peinture à Tokyo auprès de Kuroda Seiki, puis passe huit ans en Europe, surtout en France (1907–1915), à étudier la peinture et les arts décoratifs.

Professeur de design à l’École des beaux-arts de Tokyo, il publie en 1933–1934 les six volumes du 配色総鑑 (Haishoku Sōkan) : plus de mille accords de couleurs. Les 348 accords de ce site en sont la sélection la plus connue.

En 1945, il transforme l’Association japonaise des couleurs standard en Institut japonais de recherche sur la couleur, qu’il préside. Ses costumes pour La Porte de l’enfer (1953) lui valent l’Oscar des meilleurs costumes.

Sources et crédits